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Nom du blog :
louveseule
Description du blog :
ce que j'aime,mes passions, mes amis,
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
18.04.2006
Dernière mise à jour :
30.10.2009

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textes et images empruntées

je trouve cela juste

Publié le 12/05/2009 à 12:00 par louveseule
je trouve cela juste
ca n'est pas de moi, mais c'est si joli.......




Une poésie,

c'est un sourire un jour de pluie,

L'amour,

un poème qui se récite chaque jour.




c'est le printemps

Publié le 20/03/2009 à 12:00 par louveseule
c'est le printemps
Premier sourire du printemps

Tandis qu'à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s'en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l'amandier.

La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "

Théophile Gautier (1811-1872) ("Émaux et camées")

Brisé....

Publié le 21/12/2008 à 12:00 par louveseule
Brisé....
Le vase où meurt cette verveine
D'un coup d'éventail fut fêlé ;
Le coup dut l'effleurer à peine :
Aucun bruit ne l'a révélé.

Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D'une marche invisible et sûre ,
En a fait lentement le tour.

Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s'est épuisé ;
Personne encore ne s'en doute ,
N'y touchez pas, il est brisé.

Souvent aussi la main qu'on aime,
Effleurant le coeur, le meurtrit ;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;

Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde ;
Il est brisé, n'y touchez pas.


Sully Prudhomme

(1839-1907)

une dernière......

Publié le 08/10/2008 à 12:00 par louveseule
une dernière......
le ciel est par dessus le toit.
si bleu, si calme
un arbre par dessus le toit
berce sa palme

la cloche, dans le ciel qu'on voit
doucement tinte
un oiseau sur l'arbre qu'on voit
chante sa plainte

mon dieu, mon dieu, la vie est là
simple et tranquille
cette plaisible rumeur là
vient de la ville

qu'as tu fait, ô toi que voilà
pleurant sans cesse
dis, qu'as tu fait, toi que voilà
de ta jeunesse ?


Paul Verlaine ( 1844-1896)

les yeux

Publié le 08/10/2008 à 12:00 par louveseule
les yeux
bleus ou noirs,tous aimés, tous beaux
des yeux sans nombre ont vu l'aurore
ils dorment au fond des tombeaux
et le soleil se lève encore

les nuits, plus douces que les jours
ont enchanté des yeux sans nombres
les étoiles brillent toujours
et les yeux se sont remplis d'ombre

oh ! qu'ils aient perdu le regard
non, non, cela n'est pas possible
ils se sont tournés quelque part
vers ce qu'on nomme l'invisible

et comme les astres penchants
nous quittent, mais au ciel demeurent
les prunelles ont leurs couchants
mais il n'est pas vrai qu'elles meurent

bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux
ouverts à quelque immense aurore
de l'autre coté des tombeaux
les yeux qu'on ferme voient encore


Sully Prudhomme (1839-1907)

voici que la saison décline

Publié le 08/10/2008 à 12:00 par louveseule
voici que la saison décline
voici que la saison décline
l'ombre grandit, l'azur décroit
le vent fraichit sur la colline
l'oiseau frisonne, l'herbe à froid

aout contre septembre lutte
l'océan n'a plus l'alcyon
chaque jour perd une minute
chaque aurore pleure son rayon

la mouche, comme prise au piège
est immobile à mon plafond
et comme un blanc flocon de neige
petit à petit l'été fond


Victor Hugo (1802-1885)

toujours avec lui.....

Publié le 31/08/2008 à 12:00 par louveseule
toujours avec lui.....
Charles Baudelaire : Correspondances

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
— Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

Les Fleurs du Mal IV

encore et toujours lui......

Publié le 30/08/2008 à 12:00 par louveseule
encore et toujours lui......
Charles Baudelaire : Recueillement



Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici,

Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant;

Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.



(1821-1867) Les Fleurs du Mal (1ère édition 1857)
(Ce poème figure parmi les additions de la 3ème édition, posthume, 1868)

BAUDELAIRE

Publié le 22/08/2008 à 12:00 par louveseule
BAUDELAIRE
LA MUSIQUE (Charles Baudelaire)



La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile
La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;
Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions
Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !

( Les Fleurs du mal )



encore et toujours lui

Publié le 13/08/2008 à 12:00 par louveseule
encore et toujours lui
Charles Baudelaire : Harmonie du soir



Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir!

Les Fleurs du Mal