textes et images empruntees
Posté le 22.03.2007 par louveseule
Le miroir de l'âme
Les yeux sont le reflet de l'âme
Des âmes claires, pures, grandes ouvertes
Yeux brûlants vifs comme une flamme
Yeux profonds comme une mer toute claire...
Yeux coquins, sournois, maquillés,
Perçants, froncés, crispés, serrés,
Agacés, Tristes, hagards, mouillés,
Veloutés, Sincères, Rassurés,
Yeux qu'on croise un jour par hasard
Déclenchant un feu d'étincelles
Alors que mille autres regards
Se noient dans le monde matériel !
Pourquoi parler, vouloir paraître ?
Quand un seul regard nous suffit
Pour voir l'art d'un tableau de Maître,
La perfection d'une goutte de pluie ?
Les yeux sont le guide de la vie,
Ils nous préviennent, extériorisent :
La joie, les pleurs, la sympathie,
La douleur, le bonheur limpide...
Il est dans les étoiles, des mondes,
Cachés et ignorés des hommes,
Où anges et yeux purs se confondent,
Dans la grande lumière d'un royaume...
(Jean-Claude Brinette)
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Posté le 25.02.2007 par louveseule
Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçus les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçait la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées,
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris,
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante,
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu, qui traversaient sa chair,
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
Ne l'eut pas laissé seul subir la grande épreuve;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes,
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.
Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
--Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."
Alfred de Vigny
Posté le 20.02.2007 par louveseule
La Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent. Après le café la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C'est quoi ça ? demanda la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez.
- Quand j'ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.
- Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
- 1, 2, 3,... la Folie commença à compter.
- L'Empressement se cacha le premier, n'importe où.
- La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre.
- La Joie courut au milieu du jardin.
- La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher.
- L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
- La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
- Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
- CENT ! cria la Folie,je vais commencer à chercher...
* La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert.
* En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
* Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité..
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda
- Où est l'Amour ?
* Personne ne l'avait vu.
* La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais elle ne trouvait pas l'Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, pris un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri.
* C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un oeil.
* La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours.
* L'Amour accepta les excuses.
* Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours........
merci à toi ptit coeur de m'avoir autorisé à t'emprunter ce texte.....
Posté le 12.02.2007 par louveseule
que pensez vous de cette phrase ????
Louveseule
Posté le 08.02.2007 par louveseule
Je suis le Ténébreux, le Veuf, l'Inconsolable
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, et mon luth constellé
Porte le Soleil Noir de la Mélancolie
Dans la nuit du Tombeau, toi qui m'as consolé,
Rends moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La Fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille ou le Pampre à la Rose s'allie
Suis je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine :
J'ai révé dans la grotte ou nage la Sirène
Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
Modulant tout à tout sur le lyre d'Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.
Gérard de Nerval ( 1808-1855)
Posté le 17.01.2007 par louveseule
Quand on a tout perdu,
Qu'il ne reste plus
Que les yeux pour pleurer,
Quand on n'attend plus rien,
Qu'il ne reste plus rien
Que les yeux pour pleurer,
Quand on vous a blessée,
Qu'on ne vous a laissé
Que les yeux pour pleurer,
Quand on vous a meurtrie,
Quand on vous a menti,
Quand un amour se meurt
Et que vous passez des heures
Et des heures à pleurer,
Quand vous n'avez de lui
Et pour passer la nuit
Que vos yeux pour pleurer,
Quand, ivre de silence,
Rien, plus rien n'a de sens
A vos yeux éplorés,
Quand le cœur se déchire,
Quand vous pensez mourir,
Voici qu'un autre amour,
Un merveilleux amour,
A vos yeux étonnés,
Un autre amour surgit :
C'est l'amour de votre vie,
Tout comme le premier
Et ces chagrins passés,
Et ces larmes données
Pour un autre que toi,
Tout s'efface, tout meurt.
Je n'ai d'autre bonheur
Que des larmes de joie.
(S. Gainsbourg)
Posté le 17.01.2007 par louveseule
Mon cœur est un violon
Sur lequel ton archet joue
Et qui vibre tout du long.
Appuyé contre ta joue
Tantôt l'air est vif et gai
Comme un refrain de folie
Tantôt le son fatigué
Traîne avec mélancolie
Dans la nuit qui s'achève
Mon cœur est plein de toi.
La musique est un rêve
Qui vibre sous tes doigts
Sous tes doigts la caresse
Rend mon désir si fort
Qu'il va jusqu'à l'ivresse
Et meurt à la fin de l'accord
Mon cœur est un violon
Sur lequel ton archet joue
Et qui vibre tout du long
Appuyé contre ta joue
Tantôt l'air est vif et gai
Comme un refrain de folie
Tantôt le son fatigué
Traîne avec mélancolie
Et vibrant à l'unisson
Mon cœur est un violon... (Auteur inconnu.)
Posté le 17.01.2007 par louveseule
Homme libre, toujours, tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes,
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables !
Par Charles Baudelaire
Posté le 17.01.2007 par louveseule
A toi mon Papa, qui n’est plus ici bas
Je dédie ce poème, que j’espère tu entendras
Ca fait déjà longtemps que tu es parti
Mais dans mon cœur tu es toujours ici
Plusieurs années se sont passées
Et tu es toujours dans mes pensées
De là-haut, si tu me vois
Sache que je pense très fort à toi
tu me manques tant
au fond de moi, je suis encore comme une enfant
et quand je ne vais pas....
j'aimerai que tu puisses me prendre dans tes bras
pour me consoler comme autrefois
mais tu n'es plus là......
Je te le redis encore une fois
Je t’AIME Papa !
image prise chez Cathy centerblog.
Posté le 17.01.2007 par louveseule
une douce amie m'a fait parvenir cette étoile
qu'elle avait recu d'une amie commune
alors je l'installe sur mon blog
c'est une étoile porte bonheur.....
tu ne m'en veux pas Cassis ???
et merci à toi Lili.....
j'espère qu'elle vous portera bonheur à vous tous
qui chaque jour passez me voir
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Louveseule