textes et images empruntees
Posté le 09.10.2006 par louveseule
Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincères
La plus belle saison des quatre de la terre
Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi tu viendras
Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire à bien d'autres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse
Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne
S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne
J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-être je viendrai chez toi
Chauffer mon cœur à ton bois
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Posté le 09.10.2006 par louveseule
Je m'éveillais, j'aimais le papier de ma chambre,
Je cherchais à savoir s'il faisait beau dehors,
Le soleil aux rideaux collait sa pâte d'or,
J'écoutais le chant calme et pesant que module
la forte, l'obtinée et paisible pendule
Je me disais, "Il est sept heures du matin,
Ce sera tout un jour à courir dans le thym
près du merisier rose et près de la cigale
tout un jour à goûter la feuille et le pétale
a poursuivre la joie autour des rosiers ronds,
a danser dans l'azur avec les moucherons"....
Réveil d'Anna de Noailles
Posté le 05.10.2006 par louveseule
l'habitant du miroir :
Enfants, méfiez vous des miroirs !
Surtout lorsque tombe le soir,
Quand les chiens-loups du crépucule
Hurle à la nuit dans la pendule
A l'heure ou le jour va dormir
S'éveille le miroir vampire
Car cette glace familière
Ou se mirent les écolières
Après les belles de jadis
Cette glace je vous le dis,
Abrite un monstre sans visage
Qui veut dévorer vos images.
Le monstre du miroir attend
Le temps qu'il faut, il a le temps...
Tapi dans son luisant dédale
Salle de neige et de cristal
Il attend sans un mouvement
L'instant d'agir, le bon moment....
Quand les yeux dorment, lui se lève
Et, tirant profit de vos rêves
Sort du verre et marche invisible
Pour aller boire l'eau limpide
Des beaux visages endormis !
C'est de la jeunesse qu'il vit !....
de Marc Alyn.
Posté le 04.10.2006 par louveseule
LORSQUE LA LUNE SE LEVE (Leconte de Lisle)
Sur la pente des monts les brises apaisées
Inclinent au sommeil les arbres onduleux
L'oiseau silencieux s'endort dans les rosées,
Et l'étoile a doré l'écume des flots bleus.
Au contour des ravins, sur les hauteurs sauvages,
Une molle vapeur efface les chemins,
La lune tristement baigne les noirs feuillages,
L'oreille n'entend plus les murmures humains
Mais sur le sable au loin chante la mer divine,
Et des hautes forêts gémit la grande voix,
Et l'air sonore, aux cieux que la nuit illumine,
Porte le chant des mers et le soupir des bois.
Montez, saintes rumeurs, paroles surhumaines,
Entretien lent et doux de la terre et du ciel !
Montez, et demandez aux étoiles sereines
S'il est pour les atteindre un chemin éternel ?
O mers, ô bois songeurs, voix pieuses du monde,
Vous m'avez répondu durant mes jours mauvais ;
Vous avez apaisé ma tristesse inféconde,
Posté le 03.10.2006 par louveseule
Je voudrais pour tes yeux la plaine
Et une forêt verte et rousse
Lointaine
Et douce
A l’horizon sous un ciel clair
Ou des collines aux belles lignes
Flexibles et lentes et vaporeuses
Et qui sembleraient fondre en la douceur de l’air
Ou des collines
Ou la forêt…
Je voudrais
Que tu entendes
Forêt, vaste, profonde et tendre
La grande voix sourde de la mer
Qui se lamente
Comme l’amour
Et par instant, tout près de toi,
Dans l’intervalle
Que tu entendes
Tout près de toi
Une colombe
Dans le silence
Et faible et douce
Comme l’amour
Un peu dans l’ombre
Que tu entendes
Sourdre une source
Je voudrais des fleurs pour tes mains
Et pour tes pas
Un petit sentier d’herbe et de sable
Qui monte un peu et qui descende
Et tourne et semble
S’en aller au fond du silence
Un tout petit sentier de sable
Où marqueraient un peu tes pas
Nos pas
Henri de régnier
Posté le 02.10.2006 par louveseule
( je suis comme un fantome personne ne me voit)
Mon âme a son secret, ma vie a son mystère
Un amour éternel en un moment conçu :
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celui qui l'a fait n'en a jamais rien su.
Hélas! j'aurai passé près de lui inaperçu,
Toujours à ses côtés et pourtant solitaire ;
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.
Pour lui, quoique Dieu l'ait fait doux et tendre,
il suit son chemin, distrait et sans entendre
Ce murmure d'amour élevé sur ses pas.
A l'austère devoir pieusement fidèle,
il dira, lisant ces vers tout remplis de lui :
" Quel est donc cet homme ? " Et ne comprendra pas
De Paul Verlaine
Posté le 04.09.2006 par louveseule
souvenez vous toujours d'oublier
les choses qui vous attristent
mais n'oubliez jamais
celles qui vous rendent heureux
souvenez vous toujours d'oublier
les amis qui vous ont trahi
mais n'oubliez jamais
ceux qui vous sont fidèles
souvenez vous toujours d'oublier
les ennuis passés
mais n'oubliez jamais
les bonheurs quotidiens
Krishna Dasani.
Posté le 04.09.2006 par louveseule
Ceux que l'on a aimés ne meurent pas vraiment,
Ils voyagent si loin et pour si longtemps
Que l'absence a soudain un goût d'éternité
Et que le désespoir s'installe à nos chevets.
Ceux que l'on a aimés ne prennent pas de rides
Mais parfois leurs prénoms ont un tel goût de vide
Que l'on reste indécis aux frontières du silence
Et que nos nuits s'étoilent de désespèrance.
Ceux que l'on a aimés nous parlent à voix basse
Pour que tous nos regrets, tous nos chagrins s'effacent
Pour que reviennent enfin la paix et le sommeil
Et que nos matins gris s'habillent de soleil.
Ceux que l'on a aimés.....moi, je veux croire encore
Qu'ils sont à nos côtés, nous veillent si l'on dort
Et que là où ils sont dans ce monde lointain,
Ont la douceur des Anges et nous tiennent la main.
Posté le 20.07.2006 par louveseule
gargouilles !
Qui sont ces créatures?
des Etres de chairs, des Etres de pierre ?
On ne sait pas....
On dit qu'à la nuit tombée, les ombres bougent du haut des remparts.
Errantes sont ces ombres qui ne savent pas où trouver le repos...
Est-ce une malédiction, une punition pour des actes passés ?
peuvent ils se racheter ?
Ils ne contempleront plus la lumière du jour ! Ils sont à jamais bloqués entre l'éphémère du jour et l'éternité de la nuit...
Posté le 12.07.2006 par louveseule
Deux amants sont devenus des arbres
pour avoir oublié le temps
Leurs pieds ont poussé dans la terre
Leurs bras sont devenus des branches
Toutes ces graines qui s'envolent
Ce sont leurs pensées emmêlées
La pluie ni le vent ni le gel
Ne pourront pas les séparer
Ils ne forment qu'un seul tronc
Dur et vené comme du marbre
Et sur leurs bouches réunies
le chèvrefeuille à fait son nid.
Marcel Béalu..
Attention vous deux les amoureux qui vous tenez la main
passez votre chemin, et surtout n'oubliez pas le temps à
vous aimez sinon ainsi vous finirez, mais à vous de voir
quelle suite donner à votre histoire..........
Louveseule