mais vous trouverez dans ce texte des éléments complementaire
sur le loup !
LA STRUCTURE SOCIALE
LE LOUP A LA RÉPUTATION D'ÊTRE UN SOLITAIRE,
ALORS QU'IL PASSE LA MAJEURE PARTIE DE SA VIE
DANS UNE BANDE. STRUCTURÉE AUTOUR D'UN
COUPLE DOMINANT, LA MEUTE EST RÉGIE PAR
DES RÈGLES TRÈS STRICTES.
Le couple est l'expression la plus
élémentaire de la meute. Mâles et
femelles se choisissent davantage par
affinité que par besoin biologique. Une
louve n'hésite pas à faire la cour au mâle de son
choix. Pour le courtiser, elle s'approche de lui et
pose sa tête sur ses reins. De son côté, le mâle
indique explicitement quelle femelle il préfère. Il est
d'ailleurs très rare qu'un loup démorde de son choix.
En plus d'être têtus, les loups sont fidèles. En général,
un couple s'unit pour la vie.
Le plus souvent, les couples se rassemblent pour
former des meutes, qui comptent en moyenne une
dizaine de loups. On a même aperçu une bande
comptant 36 individus en Alaska. Habituellement, le
nombre de loups d'une meute s'établit en jonction de
la taille des proies disponibles sur le territoire (plus les
proies sont grosses, plus il y a de loups dans la bande).
Lorsqu'il y a de la nourriture en abondance et qu'aucun
changement majeur ne survient, la meute de loups
connaît peu de changements d'une année à l'autre.
LE COUPLE DOMINANT
Il existe une véritable organisation sociale au sein de
la meute, et mâles et femelles observent les règles
d'une stricte hiérarchie où chacun connaît son rang.
Une grande meute, relativement bien
structurée, est dirigée par un mâle et une
femelle dominants, que l'un appelle le mâle et
la femelle «alpha» et qui seuls peuvent
s'accoupler. Ils ne sont pas forcément plus
gros, mais ils ont affirmé leur position par
d'incessantes épreuves de force et de ruse.
Le mâle et la femelle «bêta» viennent au
second rang. Comme les autres subordonnés,
ils ne peuvent s'accoupler. Les bannis et les
exclus - les animaux âgés, malades ou
affaiblis et les louveteaux - figurent au bas
de l'échelle sociale du groupe. Au sein de
la hiérarchie, le statut de chacun est
souvent remis en question.
Les loups évitent la plupart du temps de
s'infliger des blessures graves, mais ils utilisent
par contre toute une série de mimiques
faciales, de postures et de menaces
rituelles lorsque surviennent des
rivalités ou des conflits. Les loups de
rang supérieur s'affirment en dressant
queue, puis en se tenant bien droits sur
leurs pattes, la gueule ouverte et les
crocs apparents. Ils donnent également
de petits coups de dents dans le coup
des animaux plus faibles. Les subordonnés de la
meute montrent leur soumission en baissant la tète, en
laissant tomber leurs oreilles vers l'arrière et en
rabattant la queue entre les pattes.
AUTORITÉ ET AFFECTION
Ces gestes rappellent ceux des louveteaux qui se
roulent sur le dos en exposant leur ventre ou lèchent le
museau du loup dominant. En agissant ainsi, l'animal
semble vouloir conjurer la menace en suscitant chez le
loup dominant des sentiments bienveillants à son égard.
Ces affrontements rituels ont pour but d'imposer
l'autorité du chef de la meute et d'assurer ainsi
l'harmonie et la stabilité au sein du groupe.
Les loups sont très affectueux à l'égard des autres
membres du groupe. Chaques retrouvailles sont
l'occasion de scènes d'effusion. Les loups remuent la
queue, se lèchent mutuellement et frottent leurs
museaux l'un contre l'autre. Le mâle alpha ne
démontre aucune agressivité à l'égard des autres
membres de la meute et il manifeste même une
certaine tolérance, comme s'il cherchait à les
stimuler. Tant qu'il ne montre pas les dents en
retroussant son nez, c'est qu'il ne témoigne aucune
hostilité.
MIMIQUES, ODEURS ET SONS
Les loups ont une physionomie très expressive. Avec
leur front, leur gueule, leurs oreilles et leurs yeux, ils
couvrent tout un registre de mimiques faciales. Par
exemple, pour exprimer la crainte ou l'insécurité, un
loup garde la gueule fermée, il retrousse ses
lèvres, les commissures légèrement relevées,
puis il plisse les yeux, relève le front et laisse
tomber ses oreilles vers l'arrière. Au contraire,
lorsqu'un loup a le front ridé et gonflé, les oreilles
pointées en avant, la gueule ouverte et les dents apparentes, il
adopte une attitude menaçante et autoritaire. Le jeu
de regard est très important. Lorsqu'un 1oup fixe
de ses congénères, c'est pour lui témoigner sa colère,
tandis qu'un loup qui cherche à en apaiser un autre
détournera le regard.
Les loups communiquent également entre eux par
l'odeur. En urinant à des endroits déterminés, les
loups signalent les frontières de leur territoire et
fournissent en même temps diverses informations sur
leur sexe, leur statut et leurs déplacements. D'ailleurs
les jeunes loups qui vivent seuls ne laissent pas de
marques odoriférantes tant qu'ils ne sont pas prêts a
s'installer sur un territoire. Lorsqu'ils sont tous
ensemble, les loups communiquent aussi avec des
sons variés, gémissements, jappements, aboiements
et grondements. En revanche, le cri le plus générale -
ment associé au loup est le hurlement, qu'il utilise
notamment pour rester en contact avec d'autres
membres de la meute.
LE HURLEMENT
S'il est difficile de vérifier que les loups hurlent les
nuits de pleine lune, il ne fait aucun doute que les
loups prennent plaisir à hurler. Museau pointé vers
le ciel, l'animal lance un hurlement d'environ
35 secondes. Les autres membres de la harde
peuvent aisément identifier le messager du cri, car
ils utilisent tous un registre distinct.
le hurlement permet aux loups de rester en contact
entre eux, mais aussi d'avertir les autres d'une
menace et même de communiquer leurs états d'âme.
Parfois, ils hurlent juste avant une partie de chasse,
et côte à côte, chacun lance sa complainte pour le
plaisir. Un hurlement en choeur annonce souvent un
événement heureux dans la meute.